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Vie quotidienne

Dimanche 10 septembre 2006

Voici les premières photos de notre logement (ci-dessus) et de notre école (ci-dessous). Les prochaines arriveront dès que possible.

Par Damien
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Dimanche 10 septembre 2006

Comment? La Guyane? L' Enfer Vert quoi !

Pour nous, ça sonne plutôt comme Eldorado !

Mais pour y partir l'esprit en paix, les préparatifs sont longs et douloureux !

1) Les vaccins : c'est certainement la chose la plus importante puisque la vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire. Cependant, il est très recommandé d'ajouter le vaccin contre l'hépatite A et la fièvre typhoïde, contre l'hépatite B et DT Polio à jour !!! Bref, pour nous ça a commencé par une piqure dans chaque bras et une dans le dos ! Cela nous a laissé un souvenir impérissable et pour moi de sérieuses poussées de fièvre.

2) Les transports : Seuls Air France et Air Caraïbes ont des vols réguliers pour la Guyane Française. Pas de charters... il faut compter environ 800€ pour un vol AR. 20 Kg de bagages seulement en soute et 12 en cabine sont autorisés. Il faut donc partir avec le strict minimum, surtout quand c'est pour 9 mois. 

3) Renseignements sur le pays, les conditions de vie, les habitudes.

4) Acheter plein de petites fioles de produit anti moustiques !!!!

Le prochain message arrivera quand nous serons là bas, c'est à dire à partir du 4 octobre !

 

Par Damien
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Mercredi 11 octobre 2006

Déjà une semaine que nous sommes à Saint Laurent du Maroni, en terre de Guyane, la seconde plus grande ville située au Nord Ouest du département. Et ce que nous pouvons vous dire, c’est qu’il s’en est passé des choses, des aventures, des rencontres, heureuses ou malheureuses d’ailleurs. Le bilan de cette première semaine est, rassurez-vous, plus que satisfaisant, vous avez déjà pu vous en faire une idée d’ailleurs avec les photos.

 

Nous sommes arrivés à l’aéroport de Cayenne à 14h30, avec dix minutes d’avances sur l’horaire prévu et « ----- » était là pour nous accueillir avec sa dulcinée Denise. La chape de plomb que nous nous attendions à ressentir à la sortie n’était en fait qu’une température estivale du sud de la métropole. Donc rien d’alarmant. Nous avons dormi au mess des officiers du 9° Régiment d’infanterie de marine de Cayenne et le moins que l’on puisse dire est qu’ils sont bien installés mais aussi super sympas. La première soirée a été pour nous le baptême du planteur. Avec une tournée des grands ducs à la clé.

 

Le lendemain, nous avons repris la route direction Kourou, ville qui accueille le célèbre Centre Spatial Européen est qui se situe à 50 km au Nord de Cayenne. Après s’être baignés dans une eau boueuse à 30°C accompagnés de charmants grands yeux (des poissons qui sautent sur l’eau), nous avons engloutis une spécialité locale : le Super Madras, comprenez simplement un hamburger avec du fromage et une œuf sur le plat dedans. Un régal ! Surtout lorsqu’il est accompagné de HK, qui est la boisson reine ici. HK ? Heineken !

 

L’arrivée sur Saint Laurent du Maroni s’est faite quelques heures plus tard puisqu’il nous restait à parcourir 200 km au milieu de la forêt et des carbets (cabanes en bois dans laquelle on accroche son hamac pour y dormir). Nous nous sommes tout de suite dirigés vers la résidence pour y poser nos affaires qui prenaient beaucoup de place dans le Pick-up. Une surprise nous y attendait : nous étions placés au rez-de-chaussée avec des barreaux aux fenêtres. Après quelques secondes de négociations auprès de Carole, la gérante, l’affaire était dans le sac et nous repartions vers le premier étage.

 

Les chambres nous sont sympathiques, ce n’est pas le grand luxe mais c’est bien, et la vue est tellement magnifique que nous n’allions pas faire les difficiles… Ensuite, soirée chez Titi, un métro qui a installé son resto ici et qui est très sympa, après avoir fait le tour des quartiers.

 

Le lendemain, séquence nettoyage des chambres et installation, donc rien de passionnant.

 

Dimanche après midi, nous nous sommes rendus dans une crique, un cul de sac où le fleuve s’arrête et où on peut se baigner, avec ----- et tous ses potes chinois, amérindiens et bouchinagués. Un sacré brassage de population et une sacrée ambiance avec du poulet boucané, des saucisses, du poisson et ? de la HK qui coulait à flot !

 

Lundi, c’était départ pour Mana et Awala, sur la côte à l’Est de Saint Laurent, avec Fabien, un infirmier anesthésiste martiniquais qui nous a fait découvrir la région, mais aussi la cuisine locale puisque nous sommes allés ce midi manger chez Flore dans le quartier chinois, un des plus dangereux de Saint Laurent soit disant mais en journée le risque est minime et nous n’avons ni bijoux ni argent sur nous donc…

 

Une semaine excitante donc, mais les projets sont encore nombreux : départ pour une journée au Suriname et week-end à Cayenne ! On vous racontera çà tantôt !

 

Allez régulièrement voir les nouvelles photos, on en ajoute presque quotidiennement et pour ceux qui ne l’ont pas déjà fait, inscrivez-vous à la newsletter, c’est sur votre droite,vous n’avez qu’à indiquer votre adresse mail et on fait le reste ! C’est pas beau tout ça ?

Par Dam
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Mercredi 11 octobre 2006

« Eh boga, be moa un ti’verr dé rhwum là ».

 

Je tiens à vous prévenir tout de suite : si quelqu’un parmi vous ne comprend pas cette simple phrase, qu’il ne s’avise pas de mettre les pieds en Guyane. Cette phrase là peut vous sauver la vie dans n’importe quelle circonstance. Elle vous permet de lier connaissance avec n’importe quel être humain s’aventurant sur les terres amazoniennes. Avec les Amérindiens – 1ers habitants de la Guyane, les Créoles – beaux mâles et belles donzelles à la peau café au lait, les Boushinagais – beaux mâles et belles donzelles très noirs vivant au bord du fleuve Maroni et communément appelés « noir-marrons », les chinois détenteurs des commerces locaux, les haïtiens, les brésiliens, les surinamais, les métropolitains, etc.

Quelques gorgées de ce breuvage chaud et enivrant vous délient la langue et le corps et vous vous retrouvez vite à danser un sensuel zouk love avec le chien errant du coin de la rue et parler « takitaki » comme s’il s’agissait de votre langue maternelle.

La Guyane est un pays à part. Nous sommes en France sans l’être vraiment. Ici la mode, la télé herzienne, les yaourts à moins de 7€, la ceinture de sécurité, le maquillage, les radars automatiques, les cabines téléphoniques en état de marche n’existent pas. Place aux pirogues, aux fusées, au rhum à 4€, aux piqûres de moustiques, au zouk, au jus de pastèque, de prune et de gingembre frais, au soleil, aux pluies tropicales, au poisson grillé, aux marchés colorés. Et puis cette nonchalance, ce flegme inné et cet art de la sieste qui vous prennent dès que vous posez le pied sur le sol guyanais ! Aucune âme qui vive - hommes, femmes, enfants, chiens, chats, crapauds, tapirs, tatous, vautours, caïmans et anacondas – ne se risquera à pointer le nez dehors entre 13h30 et 16h, heures sacrées de la sieste. Il faut quand même préciser que le soleil tape très fort à cette heure-ci de la journée. Tous les magasins sont d’ailleurs fermés et ne rouvrent qu’au milieu de l’après-midi.

Voilà ! C’était un premier aperçu de ce que peut être la Guyane. Nous ne sommes pas au bout de nos surprises et nous comptons bien vous les faire partager par le biais de ce blog. N’hésitez pas à laisser quelques commentaires. Je vous laisse sur quelques notes de zouk… Radio Saint Laurent (UDL) sur 90.2

Par Emy
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Lundi 16 octobre 2006

Inutile de vous rappeler qu’ici de nombreuses populations se côtoient, et ce week-end était placé sous le signe amérindien. Eh oui, c’était les 20 ans de Paddock, une fête de village qui a duré 3 jours non stop.

 

 

 

Nous allons vous donner la recette d’un samedi soir inoubliable en terre de Guyane. Commencez par boire quelques ti’punch, enfin, videz plutôt deux bouteilles (attention l’abus d’alcool est dangereux pour la santé et fait mal aux cheveux le lendemain).

Une fois la soirée bien lancée, préparez vous à parcourir quelques kilomètres à pied, sans tomber, pour vous rendre dans un carbet coincé entre la forêt amazonienne et le fleuve en vous guidant non pas à la position des étoiles mais aux chants amérindiens qui résonnent dans la nuit. Une fois arrivés, vous vous intégrez facilement à l’ambiance locale en prenant une Bavaria (espèce de bière de seconde zone qui perd ses bulles après quelques pas d’un zouk langoureux et passionné) ou un planteur. D’autant plus que nous étions les seuls métros, entendez par là les seuls blancs. Pour le moment tout se passe bien jusqu’à la danse traditionnelle, assez particulière mais fort conviviale, qui vous entraîne dans un folklore digne des fest-noz. Il suffit de se prendre les mains, de se placer en ligne et de se balancer, c’est aussi simple que ça.      

 

 

 

Toute ça s’est terminé par une demi heure de techno des années 90 qui nous a quelque peu effrayés mais on s’en est sortis vivants. Heureusement pour nous, toute bonne chose a une fin et nous sommes rentrés, parcourant à nouveau les kilomètres qui nous séparaient du Galibi.

 

 

 

Vous n’allez pas y croire mais nous y sommes retournés le lendemain pour une petite ballade digestive. Nous avons assisté à la remise des prix du concours de miss Paddock ! Non, pas le capitaine Haddock, Paddock que le grand cric me croque ! Et nous avons bu un planteur avant de retourner dans nos pénates.

Par Les Trois Guyanais
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