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Aventures

Vendredi 13 octobre 2006

Quelle aventure ! Nous, petits occidentaux tout blancs avons tenté l’impossible… L’achat clandestin de vélos surinamais. Tout commence mercredi au quartier chinois, un endroit qui nous est formellement interdit par ----- normalement. Et ben, comme par hasard, on y est allés. Olivier, un piroguier nous a interpellé : « Eh les toubabs, c’est 3 euwos pouw le surinam ! » Nous sommes montés après avoir négocié le voyage pour 2,5 euros dans sa pirogue couleur brazil !  On va pas vous dire qu’Emilie et Anne So étaient complètement rasurées mais tout s’est bien passé.

 

 

Arrivés à terre, sans papiers, en parfait clandestin, c’est le choc ! Ca grouille de partout et on fait cul blanc par rapport à la population locale qui ne manque pas de nous le faire remarquer en hélant les filles en hollandais. Ils sont fous ces surinamés ! Là bas rien n’est cher mais tout fait peur… Nous nous sommes promenés pendant une heure, rassurés de savoir qu’Olivier nous attendait mais terrorisés par les garnisons de militaires armés jusqu’aux dents qui faisaient bronzette ! Il faut savoir qu’au Surinam, la police et les militaires ont droit de vie ou de mort sur tout contrevenant, donc sur nous, petits clandestins français.

 

 

Après un rapide tour d’horizon de tous les supermarkets chinois, nous sommes allés boire un verre dans une espèce de paillote tenue par ? On vous le donne en mille : des chinois, comme d’habitude. Les filles ont bu un jus de cassis local, espérant enfin attraper la tourista mais en vain. Encore raté pour cette fois. Nous sommes retournés à la pirogue bien décidés à revenir le lendemain matin pour acheter les fameux vélos repérés chez un chinois.

 

 

Le soir, nous allons boire un verre avec ----- qui nous rassure sur le surinam mais qui nous met en garde quant aux douaniers qui patrouillent le long des côtes guyanaises, traquant les importations illégales et bon marché du Surinam. Et çà, c’était encore à ce moment là le cadet de nos soucis.

 

 

La nuit passe, la peur nous gagne et le petit déjeuner du lendemain ressemble à une réunion de guerilleros en préparation d’un coup d’état. Après avoir retiré l’argent nécessaire et l’avoir dissimulé dans les soutiens gorge des filles et dans mes poches, nous appelons Olivier, devenu notre piroguier attitré, pour qu’il se tienne prêt. Rendez vous est pris un quart d’heure après. 9h00 du matin, le quartier chinois dort encore. Nous embarquons discrètement sur une mère d’huile. Tout est calme. Serait-ce le calme avant la tempête ?

 

 

Arrivés à terre, pas de temps à perdre, Olivier nous accompagne car la partie s’annonce difficile. Il va nous falloir négocier une ristourne avec le chinois qui ne parle ni français, ni anglais. Il ne comprend que le langage de la calculette et l’argent. Au final, nous gagnons chacun 10€ sur le prix affiché. Contents de nous, nous rentrons enfin au bercail avec toujours la crainte de croiser des douaniers. Au final, nous regagnons la terre ferme. RAS, nous sommes sains et saufs avec nos vélos.

 

 

Pour la petite histoire, ceux d’Emy et d’Anne So n’ont aucun problème, mais celui de Dam est une vraie merde, il a passé une demi journée à le réparer…

 

 

Nous sommes confus de ne pas avoir pris de photos mais le risque était réellement présent. A bientôt pour de nouvelles aventures !    

Par Les Trois Guyanais
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Mardi 24 octobre 2006



Comment vous expliquer…

Depuis que nous sommes ici, à chaque nouvel arrivage, infirmières, étudiants, professeurs, correspond son lot d’anecdotes et d’histoire épiques de leurs aventures. Entendez par aventures le trajet Cayenne - Saint Laurent du Maroni.



 


Histoire n°1

C’est l’histoire de Cécile, infirmière à l’hôpital, qui, arrivée à l’aéroport, est prise en charge par un chauffeur qui est censé l’emmener sans encombres à Saint Laurent sauf que sur le trajet, ce chauffeur s’arrête pour voir une voiture qu’il doit acheter. Il gare donc sa voiture sur le bas côté de la route et s’en va négocier. Pendant une heure… Vous vous imaginez au milieu de la forêt en train d’attendre un type que vous ne connaissez ni d’Eve ni d’Adam ?
Bref, c’est loin d’être la pire anecdote et ça va aller crescendo…

Histoire n°2

C’est l’histoire de Ana Isabel, étudiante colombienne qui est en cours avec nous et qui a eu affaire avec quelques taxis crapuleux. Elle a tout d’abord parcouru 15km de l’aéroport de Rochambeau à Cayenne pour la modique somme de 28€. Hum. Ensuite, et pour le coup c’est le tarif normal, elle a payé 35€ pour rejoindre Saint Laurent. Le seul hic est que le chauffeur l’a déposé au quartier chinois, sans lui indiquer où elle devait se rendre. Difficile pour quelqu’un qui ne connaît pas et qui est chargé de bagages. Elle a enfin réussi à nous rejoindre après avoir payé 5€ à un taxi clando qui lui a permis de parcourir au moins 2km… Une bien drôle d’histoire. Mais attention à la prochaine, qui n’est sûrement pas la dernière.

Histoire n°3

C’est l’histoire de Mme Lemoine, notre prof de droit privé, et de son époux qui, une fois arrivés à l’aéroport, ne voient pas la voiture censée les attendre. Ils appellent la responsable qui leur annonce que le chauffeur est encore à Saint Laurent (Saint Laurent – Cayenne = 3h de route - ndlr) et elle leur propose, pour patienter tout ce temps, de rejoindre une de ses amies qui se marie non loin de là. Ils se sont donc retrouvés pendant trois heures au cœur d’un mariage créole où ils ne connaissaient personne. D’après leurs dires, c’était extra et tout s’est bien passé mais l’histoire vaut quand même le coup d’être racontée.

Histoire n°4

C’est l’histoire de M. Olivier, directeur de notre formation, et Michêle Marchand, la responsable, qui sont pris en charge par un chauffeur victime d’une indigestion qui lui provoque des désordres gastriques, pour ne pas dire des coliques… Il est donc dans l’obligation de s’arrêter au milieu de la route pour rejoindre le plus vite possible les toilettes d’un ami. Il revient les bras chargés d’assiettes pour sa femme qui faisait également partie du voyage. Il roule vite, très vite. La route est pleine de virage. Il roule trop vite. Bing ! Sa femme vomi. Elle lui avait pourtant demandé de rouler moins vite. Ils sont arrivés à Saint Laurent quelques vomis et quelques arrêts plus tard. Ah ça, 160km/h au lieu de 90 ça fait des dégâts. Ca c’est sur…


Dans tout ça, tout est véridique et je pense bientôt écrire un livre sur cette route car chaque semaine amène son lot d’histoires drôles entre Cayenne et Saint Laurent. Ca nous changera de toutes les horreurs qui peuvent être véhiculées à son sujet…

En tout cas, au final, tout le monde est arrivé à destination... C'est le principal !


Par Dam
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Samedi 28 octobre 2006




Notre premier vrai voyage en pirogue a enfin eu lieu ! C’est en partance pour Apatou, petit village bouchinenguais (plus connus sous le nom de « noirs-marrons »), que nous avons embarqué dimanche matin pour 2h de navigation. Super occaz’, une pirogue spécialement affrétée pour l’équipe de Paris Dauphine, que du bonheur…




 

C’est armés de crème solaire et d’anti-moustique que nous avons attaqué l’aventure. C’est parti pour 2h d’émerveillement des yeux, la verdure, les lumières magnifiques, les populations fluviales ou encore les pirogues multicolores, cette fois-ci nous sommes vraiment au milieu de l’Amazonie !

Nous avons fait différents arrêts pour poser ou récupérer des copains du piroguier ou pour passer voir sa famille et c’est d’ailleurs à cette occasion que nous avons pu observer la fabrication du manioc.

Arrivée à Apatou nous nous sommes pressés dans les allées toutes plus mignonnes les unes que les autres, réservant leurs surprises à chaque détour. De la gendarmerie aux couleurs locales à la petite paillote nommée université, c’est avec un grand sourire que nous répondions fidey (bonjour en taki taki) à tous les habitants de cet hameau fort dépaysant.

L’heure du repas sonnant dans nos ventres nous nous sommes vite dirigés vers le seul restaurant ouvert ce dimanche, au bord du fleuve. Un super accueil nous attendait dans cette baraque, climatisée à notre grande surprise ! Aussitôt arrivés le repas commençait déjà à prendre place sur la table… Sans vraiment comprendre pourquoi, aucune carte, aucune commande avant de nous déposer les mets tous plus appétissants les uns que les autres. Au menu, petite salade, cochon bois et acoupa accompagnés de son riz et ses haricots ; un émerveillement pour les papilles. Ce n’est qu’à la fin de ce repas frugal que nous avons compris la supercherie… Lorsqu’un homme est entré et a demandé au serveur s’il avait bien reçu son faxe de commande d’un repas typique pour 10 personnes. Nous étions 8 et les groupes ne devant pas être dans les habitudes de ce restaurant, le restaurateur s’était mépris quant à notre identité. Confus du désagrément occasionné par notre faute, c’est dans un fou rire étouffé que nous avons tous plongé la tête dans notre dessert !! La bande des 10 touristes tardifs, et oui il était quand même 14h30, a quand même eu droit à l’acoupa mais à loupé le cochon bois que nous avons tous énormément apprécié.



C’est donc pleinement rassasié et heureux que nous avons pris le chemin du retour. Nous avons fait un détour par Walibi, enfin le saut Hermina, des rapides au milieu du fleuve ! Nos rires d’enfants ont beaucoup amusés le piroguier qui malheureusement ne nous comprenait pas trop, ne parlant que le taki taki. Jusqu’au bout l’aventure était bien présente puisque nous nous sommes quant même retrouvés sous 2 orages consécutifs et sur une pirogues à 40 km/h, ça fait mal les gouttes ! Nous avons profité de la première halte pour nous baigner dans le Maroni, une grande première pour nous 3, petits expatriés, c’est une vrai thalasso ce fleuve !

Enfin nous avons retrouvé la terre ferme, absolument transportés par cette journée magique et définitivement conquis par cet eldorado…


Par Anne-So
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Dimanche 5 novembre 2006

On ne vous a pas oublié mais il est vrai que les cours ont pris le pas sur nos excursions ces derniers temps ! Ne vous inquiétez pas, gros dossier dans une semaine car nous partons pour une grande aventure...


C'est assis sur des bidons d'essence que nous allons remonter le Maroni jusqu'au sud de la Guyane pendant 4 jours, le retour ne prendra lui que 2 jours puisque les bidons auront été déchargés sur les sites d'orpaillage tout au long du périple.


Nos amis seront donc 3 boushinengues, les piroguiers, nos lits des hamacs sous moustiquaires et nos douches, un grand fleuve : le Maroni !!


        


Notre préparation s'est donc traduite par de maigres achats puisque nous ne mangerons que des soupes chinoises lyophilisées et des fruits durant l'expédition, autant dire que nous nous apprêtons à vivre un mini Koh Lanta, peut être nous perdrons enfin les kg que nous pensions voir disparaître grâce à la tourista qui ne nous a jamais contaminé !

Nous avons donc bien profité du confort moderne ce week-end en nous prélassant au bord de la seule piscine de Saint Laurent à laquelle nous avons accès…

Par Anne-So
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Lundi 4 décembre 2006
Avant d'être le nom d'une bière en situation de quasi monopole, Parbo est le diminutif de Paramaribo, la capitale du surinam.

C'est le passeport garni de quatre nouveaux tampons que nous sommes revenus sur la terre guyanaise la tête plein de nouvelles images. Et, bien que la distance soit la même à partir de Saint Laurent, il nous est beaucoup plus raisonnable de nous rendre à la capitale plutôt qu'à Cayenne. Paramaribo se situe à trois heures de Saint Laurent dont un quart d'heure de pirogue et deux heures de route. Nous êtions accompagnés dans cette expédition par nos deux bushinengués préférés : Adama et Canou. C'est un de leurs amis qui nous a emmené en taxi et, bien que la réputation des taxi men soit de rouler à 150Km/h sur une route défoncée, celui là était plutôt prudent mais nous a quand même réservé quelques sensations fortes... La conduite à gauche est quelque peu impressionnate au début : on a toujours l'impression qu'on va se prendre la voiture d'en face... Heureusement, nous sommes encore vivants.

Au programme du week-end, shopping et découverte. Nous avons tout de suite été frappés par le mixage des populations qui est encore plus important qu'en Guyane, notamment par l'existence d'une importante communauté indonésienne. Arrivés à l'hôtel, nous prenons possessions de notre chambre climatisée mais sans eau chaude ni tiède. Il est rempli de hollandais car le Suriman est une ancienne colonie hollandaise. Nous repartons rapidement pour profiter le plus possible de la ville et des magasins. S'en suit une après-midi shopping acharnée suivie d'une soirée sur les berges du fleuve puis à un boeuf au bar du Krasnapolski, un palace très abordable dans lequel le verre de "Bailey" est à 10SRD (3€).

Le lendemain, nous partons vers la cathédrale en bois proche de notre hôtel et là, stupéfaction,on y fait ce qu'on veut. Vous pensez bien que nous en avons profité pour grimper partout et pour sonner les cloches. C'est tellement plus drôle quand il n'y a pas de portes closes, de filets et de vigiles pour nous empêcher de vivre ! Pour nous remettre de nos émotions, car c'est quand même impressionnant, nous avons repris l'activité shopping jusqu'au milieu de l'après-midi. Las, nous nous sommes reposés avant d'attaquer une soirée spéciale dans le quartier branché de la capitale. Plusieurs coktails, des plats délicieux et une facture de 40€ pour cinq nous ont permis de passer une super soirée. Nous avons ensuite regagné nos pénates bien sagement après avoir fait une brève halte sur la marina d'un autre palace.

Le dimanche, jour off de la ville, la mission  était de trouver un p'tit resto. Mission plutôt bien accomplie puisque le cadre était exceptionnel, la nourriture très bonne et encore une fois,nous avons pu rentrer  dans un bâteau de marchandise, jusqu'à la cabine du capitaine. Excellent ! Nous avons eu confirmation d'une chose, les capitaines boivent bien du Whisky comme Haddock !! Il y avait une bouteille vide à côté du siège...

Après ce repas, nous avons rejoint le taxi et sommes repartis avec comme obsession l'envie de revenir très vite !!!

Les photos sont dans les dossier "Paramaribo" et "Photos de nous".

A bientôt !! 
Par Les Trois Guyanais
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