Quelle aventure ! Nous, petits occidentaux tout blancs avons tenté l’impossible… L’achat clandestin de vélos surinamais. Tout commence mercredi au quartier chinois, un endroit qui nous est formellement interdit par ----- normalement. Et ben, comme par hasard, on y est allés. Olivier, un piroguier nous a interpellé : « Eh les toubabs, c’est 3 euwos pouw le surinam ! » Nous sommes montés après avoir négocié le voyage pour 2,5 euros dans sa pirogue couleur brazil ! On va pas vous dire qu’Emilie et Anne So étaient complètement rasurées mais tout s’est bien passé.
Arrivés à terre, sans papiers, en parfait clandestin, c’est le choc ! Ca grouille de partout et on fait cul blanc par rapport à la population locale qui ne manque pas de nous le faire remarquer en hélant les filles en hollandais. Ils sont fous ces surinamés ! Là bas rien n’est cher mais tout fait peur… Nous nous sommes promenés pendant une heure, rassurés de savoir qu’Olivier nous attendait mais terrorisés par les garnisons de militaires armés jusqu’aux dents qui faisaient bronzette ! Il faut savoir qu’au Surinam, la police et les militaires ont droit de vie ou de mort sur tout contrevenant, donc sur nous, petits clandestins français.
Après un rapide tour d’horizon de tous les supermarkets chinois, nous sommes allés boire un verre dans une espèce de paillote tenue par ? On vous le donne en mille : des chinois, comme d’habitude. Les filles ont bu un jus de cassis local, espérant enfin attraper la tourista mais en vain. Encore raté pour cette fois. Nous sommes retournés à la pirogue bien décidés à revenir le lendemain matin pour acheter les fameux vélos repérés chez un chinois.
Le soir, nous allons boire un verre avec ----- qui nous rassure sur le surinam mais qui nous met en garde quant aux douaniers qui patrouillent le long des côtes guyanaises, traquant les importations illégales et bon marché du Surinam. Et çà, c’était encore à ce moment là le cadet de nos soucis.
La nuit passe, la peur nous gagne et le petit déjeuner du lendemain ressemble à une réunion de guerilleros en préparation d’un coup d’état. Après avoir retiré l’argent nécessaire et l’avoir dissimulé dans les soutiens gorge des filles et dans mes poches, nous appelons Olivier, devenu notre piroguier attitré, pour qu’il se tienne prêt. Rendez vous est pris un quart d’heure après. 9h00 du matin, le quartier chinois dort encore. Nous embarquons discrètement sur une mère d’huile. Tout est calme. Serait-ce le calme avant la tempête ?
Arrivés à terre, pas de temps à perdre, Olivier nous accompagne car la partie s’annonce difficile. Il va nous falloir négocier une ristourne avec le chinois qui ne parle ni français, ni anglais. Il ne comprend que le langage de la calculette et l’argent. Au final, nous gagnons chacun 10€ sur le prix affiché. Contents de nous, nous rentrons enfin au bercail avec toujours la crainte de croiser des douaniers. Au final, nous regagnons la terre ferme. RAS, nous sommes sains et saufs avec nos vélos.
Pour la petite histoire, ceux d’Emy et d’Anne So n’ont aucun problème, mais celui de Dam est une vraie merde, il a passé une demi journée à le réparer…
Nous sommes confus de ne pas avoir pris de photos mais le risque était réellement présent. A bientôt pour de nouvelles aventures !
