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Dimanche 22 octobre 2006

Pour info, la conférence de presse de la formation a eu lieu ce matin à la mairie de Saint Laurent en présence du ministre délégué au tourisme Léon Bertrand, maire de Saint Laurent depuis 1983, l'âge d'Emilie...

Tous les médias étaient présents et nous vous enverrons les liens et la copie des articles le plus rapidement possible mais pour vous mettre l'eau à la bouche, on est passé tous les trois en première partie du JT de RFO et Anne So nous a fait une belle interview !

Ce dimanche, nous partons en excursion à Apatou en pirogue. On vous racontera tout lundi !

Enfin, on peut vous dire que la première semaine de cours avec Alain-Serge MESCHERIAKOFF, vice-président de Paris Dauphine a été très dense mais Anne So prépare un article à ce sujet. 

A bientôt !

Ps : des liens vers le blog sont disponibles à partir de Wikipedia et de 97320.com ! Le réseau commence à s'étoffer et on remercie les personnes qui nous font confiance.

 

Par Dam - Publié dans : Vie quotidienne
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Lundi 16 octobre 2006

Inutile de vous rappeler qu’ici de nombreuses populations se côtoient, et ce week-end était placé sous le signe amérindien. Eh oui, c’était les 20 ans de Paddock, une fête de village qui a duré 3 jours non stop.

 

 

 

Nous allons vous donner la recette d’un samedi soir inoubliable en terre de Guyane. Commencez par boire quelques ti’punch, enfin, videz plutôt deux bouteilles (attention l’abus d’alcool est dangereux pour la santé et fait mal aux cheveux le lendemain).

Une fois la soirée bien lancée, préparez vous à parcourir quelques kilomètres à pied, sans tomber, pour vous rendre dans un carbet coincé entre la forêt amazonienne et le fleuve en vous guidant non pas à la position des étoiles mais aux chants amérindiens qui résonnent dans la nuit. Une fois arrivés, vous vous intégrez facilement à l’ambiance locale en prenant une Bavaria (espèce de bière de seconde zone qui perd ses bulles après quelques pas d’un zouk langoureux et passionné) ou un planteur. D’autant plus que nous étions les seuls métros, entendez par là les seuls blancs. Pour le moment tout se passe bien jusqu’à la danse traditionnelle, assez particulière mais fort conviviale, qui vous entraîne dans un folklore digne des fest-noz. Il suffit de se prendre les mains, de se placer en ligne et de se balancer, c’est aussi simple que ça.      

 

 

 

Toute ça s’est terminé par une demi heure de techno des années 90 qui nous a quelque peu effrayés mais on s’en est sortis vivants. Heureusement pour nous, toute bonne chose a une fin et nous sommes rentrés, parcourant à nouveau les kilomètres qui nous séparaient du Galibi.

 

 

 

Vous n’allez pas y croire mais nous y sommes retournés le lendemain pour une petite ballade digestive. Nous avons assisté à la remise des prix du concours de miss Paddock ! Non, pas le capitaine Haddock, Paddock que le grand cric me croque ! Et nous avons bu un planteur avant de retourner dans nos pénates.

Par Les Trois Guyanais - Publié dans : Vie quotidienne
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Vendredi 13 octobre 2006

Quelle aventure ! Nous, petits occidentaux tout blancs avons tenté l’impossible… L’achat clandestin de vélos surinamais. Tout commence mercredi au quartier chinois, un endroit qui nous est formellement interdit par ----- normalement. Et ben, comme par hasard, on y est allés. Olivier, un piroguier nous a interpellé : « Eh les toubabs, c’est 3 euwos pouw le surinam ! » Nous sommes montés après avoir négocié le voyage pour 2,5 euros dans sa pirogue couleur brazil !  On va pas vous dire qu’Emilie et Anne So étaient complètement rasurées mais tout s’est bien passé.

 

 

Arrivés à terre, sans papiers, en parfait clandestin, c’est le choc ! Ca grouille de partout et on fait cul blanc par rapport à la population locale qui ne manque pas de nous le faire remarquer en hélant les filles en hollandais. Ils sont fous ces surinamés ! Là bas rien n’est cher mais tout fait peur… Nous nous sommes promenés pendant une heure, rassurés de savoir qu’Olivier nous attendait mais terrorisés par les garnisons de militaires armés jusqu’aux dents qui faisaient bronzette ! Il faut savoir qu’au Surinam, la police et les militaires ont droit de vie ou de mort sur tout contrevenant, donc sur nous, petits clandestins français.

 

 

Après un rapide tour d’horizon de tous les supermarkets chinois, nous sommes allés boire un verre dans une espèce de paillote tenue par ? On vous le donne en mille : des chinois, comme d’habitude. Les filles ont bu un jus de cassis local, espérant enfin attraper la tourista mais en vain. Encore raté pour cette fois. Nous sommes retournés à la pirogue bien décidés à revenir le lendemain matin pour acheter les fameux vélos repérés chez un chinois.

 

 

Le soir, nous allons boire un verre avec ----- qui nous rassure sur le surinam mais qui nous met en garde quant aux douaniers qui patrouillent le long des côtes guyanaises, traquant les importations illégales et bon marché du Surinam. Et çà, c’était encore à ce moment là le cadet de nos soucis.

 

 

La nuit passe, la peur nous gagne et le petit déjeuner du lendemain ressemble à une réunion de guerilleros en préparation d’un coup d’état. Après avoir retiré l’argent nécessaire et l’avoir dissimulé dans les soutiens gorge des filles et dans mes poches, nous appelons Olivier, devenu notre piroguier attitré, pour qu’il se tienne prêt. Rendez vous est pris un quart d’heure après. 9h00 du matin, le quartier chinois dort encore. Nous embarquons discrètement sur une mère d’huile. Tout est calme. Serait-ce le calme avant la tempête ?

 

 

Arrivés à terre, pas de temps à perdre, Olivier nous accompagne car la partie s’annonce difficile. Il va nous falloir négocier une ristourne avec le chinois qui ne parle ni français, ni anglais. Il ne comprend que le langage de la calculette et l’argent. Au final, nous gagnons chacun 10€ sur le prix affiché. Contents de nous, nous rentrons enfin au bercail avec toujours la crainte de croiser des douaniers. Au final, nous regagnons la terre ferme. RAS, nous sommes sains et saufs avec nos vélos.

 

 

Pour la petite histoire, ceux d’Emy et d’Anne So n’ont aucun problème, mais celui de Dam est une vraie merde, il a passé une demi journée à le réparer…

 

 

Nous sommes confus de ne pas avoir pris de photos mais le risque était réellement présent. A bientôt pour de nouvelles aventures !    

Par Les Trois Guyanais - Publié dans : Aventures
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Mercredi 11 octobre 2006

« Eh boga, be moa un ti’verr dé rhwum là ».

 

Je tiens à vous prévenir tout de suite : si quelqu’un parmi vous ne comprend pas cette simple phrase, qu’il ne s’avise pas de mettre les pieds en Guyane. Cette phrase là peut vous sauver la vie dans n’importe quelle circonstance. Elle vous permet de lier connaissance avec n’importe quel être humain s’aventurant sur les terres amazoniennes. Avec les Amérindiens – 1ers habitants de la Guyane, les Créoles – beaux mâles et belles donzelles à la peau café au lait, les Boushinagais – beaux mâles et belles donzelles très noirs vivant au bord du fleuve Maroni et communément appelés « noir-marrons », les chinois détenteurs des commerces locaux, les haïtiens, les brésiliens, les surinamais, les métropolitains, etc.

Quelques gorgées de ce breuvage chaud et enivrant vous délient la langue et le corps et vous vous retrouvez vite à danser un sensuel zouk love avec le chien errant du coin de la rue et parler « takitaki » comme s’il s’agissait de votre langue maternelle.

La Guyane est un pays à part. Nous sommes en France sans l’être vraiment. Ici la mode, la télé herzienne, les yaourts à moins de 7€, la ceinture de sécurité, le maquillage, les radars automatiques, les cabines téléphoniques en état de marche n’existent pas. Place aux pirogues, aux fusées, au rhum à 4€, aux piqûres de moustiques, au zouk, au jus de pastèque, de prune et de gingembre frais, au soleil, aux pluies tropicales, au poisson grillé, aux marchés colorés. Et puis cette nonchalance, ce flegme inné et cet art de la sieste qui vous prennent dès que vous posez le pied sur le sol guyanais ! Aucune âme qui vive - hommes, femmes, enfants, chiens, chats, crapauds, tapirs, tatous, vautours, caïmans et anacondas – ne se risquera à pointer le nez dehors entre 13h30 et 16h, heures sacrées de la sieste. Il faut quand même préciser que le soleil tape très fort à cette heure-ci de la journée. Tous les magasins sont d’ailleurs fermés et ne rouvrent qu’au milieu de l’après-midi.

Voilà ! C’était un premier aperçu de ce que peut être la Guyane. Nous ne sommes pas au bout de nos surprises et nous comptons bien vous les faire partager par le biais de ce blog. N’hésitez pas à laisser quelques commentaires. Je vous laisse sur quelques notes de zouk… Radio Saint Laurent (UDL) sur 90.2

Par Emy - Publié dans : Vie quotidienne
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Mercredi 11 octobre 2006

Déjà une semaine que nous sommes à Saint Laurent du Maroni, en terre de Guyane, la seconde plus grande ville située au Nord Ouest du département. Et ce que nous pouvons vous dire, c’est qu’il s’en est passé des choses, des aventures, des rencontres, heureuses ou malheureuses d’ailleurs. Le bilan de cette première semaine est, rassurez-vous, plus que satisfaisant, vous avez déjà pu vous en faire une idée d’ailleurs avec les photos.

 

Nous sommes arrivés à l’aéroport de Cayenne à 14h30, avec dix minutes d’avances sur l’horaire prévu et « ----- » était là pour nous accueillir avec sa dulcinée Denise. La chape de plomb que nous nous attendions à ressentir à la sortie n’était en fait qu’une température estivale du sud de la métropole. Donc rien d’alarmant. Nous avons dormi au mess des officiers du 9° Régiment d’infanterie de marine de Cayenne et le moins que l’on puisse dire est qu’ils sont bien installés mais aussi super sympas. La première soirée a été pour nous le baptême du planteur. Avec une tournée des grands ducs à la clé.

 

Le lendemain, nous avons repris la route direction Kourou, ville qui accueille le célèbre Centre Spatial Européen est qui se situe à 50 km au Nord de Cayenne. Après s’être baignés dans une eau boueuse à 30°C accompagnés de charmants grands yeux (des poissons qui sautent sur l’eau), nous avons engloutis une spécialité locale : le Super Madras, comprenez simplement un hamburger avec du fromage et une œuf sur le plat dedans. Un régal ! Surtout lorsqu’il est accompagné de HK, qui est la boisson reine ici. HK ? Heineken !

 

L’arrivée sur Saint Laurent du Maroni s’est faite quelques heures plus tard puisqu’il nous restait à parcourir 200 km au milieu de la forêt et des carbets (cabanes en bois dans laquelle on accroche son hamac pour y dormir). Nous nous sommes tout de suite dirigés vers la résidence pour y poser nos affaires qui prenaient beaucoup de place dans le Pick-up. Une surprise nous y attendait : nous étions placés au rez-de-chaussée avec des barreaux aux fenêtres. Après quelques secondes de négociations auprès de Carole, la gérante, l’affaire était dans le sac et nous repartions vers le premier étage.

 

Les chambres nous sont sympathiques, ce n’est pas le grand luxe mais c’est bien, et la vue est tellement magnifique que nous n’allions pas faire les difficiles… Ensuite, soirée chez Titi, un métro qui a installé son resto ici et qui est très sympa, après avoir fait le tour des quartiers.

 

Le lendemain, séquence nettoyage des chambres et installation, donc rien de passionnant.

 

Dimanche après midi, nous nous sommes rendus dans une crique, un cul de sac où le fleuve s’arrête et où on peut se baigner, avec ----- et tous ses potes chinois, amérindiens et bouchinagués. Un sacré brassage de population et une sacrée ambiance avec du poulet boucané, des saucisses, du poisson et ? de la HK qui coulait à flot !

 

Lundi, c’était départ pour Mana et Awala, sur la côte à l’Est de Saint Laurent, avec Fabien, un infirmier anesthésiste martiniquais qui nous a fait découvrir la région, mais aussi la cuisine locale puisque nous sommes allés ce midi manger chez Flore dans le quartier chinois, un des plus dangereux de Saint Laurent soit disant mais en journée le risque est minime et nous n’avons ni bijoux ni argent sur nous donc…

 

Une semaine excitante donc, mais les projets sont encore nombreux : départ pour une journée au Suriname et week-end à Cayenne ! On vous racontera çà tantôt !

 

Allez régulièrement voir les nouvelles photos, on en ajoute presque quotidiennement et pour ceux qui ne l’ont pas déjà fait, inscrivez-vous à la newsletter, c’est sur votre droite,vous n’avez qu’à indiquer votre adresse mail et on fait le reste ! C’est pas beau tout ça ?

Par Dam - Publié dans : Vie quotidienne
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